Commentaire de Eric
sur Logiciel libre : la grande illusion


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Eric (---.---.210.187) 20 avril 2006 11:25

Et en fait si.

Parce que dans l’article on parle de gratuité en confondant ce qu’on paye et ce que l’autre recoit.

Certes, tu as eu ta RedHat gratuitement via CentOS. Mais reste que la plupart des entreprises preferent payer pour avoir la sécurité du nom et le support qui va avec. Résultat tu peux l’avoir gratuitement mais du point de vue du diffuseur ce n’est pas gratuit et c’est tout à fait rémunérateur.

On a aussi d’autres modèles comme celui de la société de service. Si la chocolaterie d’à coté se fait faire un logiciel de caisse (libre) par son prestataire informatique. Le logiciel est libre, la chocolaterie a la garantie de pérénité (elle pourra le modifier ou le faire modifier, le diffuser à ses franchisé, l’adapter, etc.). Par contre rien n’oblige la chocolaterie à le diffuser ce logiciel. Il est libre mais il n’est pas forcément publiquement accessible, et au final il n’est gratuit pour personne.

Encore un troisième modèle, celui de blender par exemple. Il est libre, gratuit, mais en fait il est déjà payé. Il est libre depuis qu’une certaine somme fixée au départ a été perçue par les propriétaires du logiciel. Il est libre et gratuit parce qu’il a déjà été payé et rentabilisé. Gratuit pour vous, mais rémunérateur pour les ayant droit.

Dernier modèle ? le logiciel est gratuit, mais la mise à disposition et le paquet autour sont payants. Combien parmi le grand public trouvent leur version de linux dans un magazine ou un magasin ? gratuit Linux ? oui, mais il a pourtant été payé.

A force de raccourcis, on oublie que tout n’est pas noir ou blanc. Si vous voulez un exemple le feu est gratuit, il n’empêche que vendre les briquets est courant. Les logiciels et l’informatique n’est pas tant différent du monde réel, acheter quelque chose de théoriquement gratuit est fréquent.


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