Commentaire de JL
sur Refuser le « capitulisme » ?
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Article intéressant, merci de nous faire connaitre cet auteur et cet ouvrage.
’’La vie va-t-elle encore de soi dans une « hypermodernité » qui survalorise l’avoir aux dépens de l’être et promeut la « valeur travail » aux dépens de la créativité quand bien même le dit « Travail » (du moins sa forme salariée…) semble en voie de raréfaction voire d’évaporation dans un « marché de l’emploi » pour le moins « tendu » ?’’
Sur ce sujet, je dirais que la valeur travail n’est pas antinomique de la créativité, bien au contraire. Mais ce qui nous est vendu sous le label « valeur travail » n’est en fait que l’employabilité des travailleurs ; leur rentabilité du point de vue du capital, en concurrence avec la rentabilité des robots.
’’Ainsi, la « société marchande » soumet l’espèce laborieuse à une grille de contraintes – dont un « formatage concurrentiel des subjectivités » et une « dictature des temps brefs, des rythmes syncopés et d’une urgence artificiellement entretenue » qui fait que « plus on gagne de temps plus c’est le temps qui gagne »…’’
La dialectique de la société post-capitaliste marquée par la fin de la collaboration entre les classes laborieuses et les classes possédantes, c’est la sécurité du capital vs la sécurité des personnes. Le deal gagnant gagnant a fait place à la guerre du pot de fer contre le pot de terre.
C’est une loi de la nature que chaque organisme vivant tend à augmenter à la fois sa sécurité et sa liberté. La richesse confère à la fois la liberté et la sécurité au contraire de la pauvreté ; il en résulte que pour s’accroître, le Capital aura besoin de toujours plus de liberté, au détriment des pauvres.
Le Capital qui était un moteur dans la société industrielle est devenu le cancer qui affecte la société du capitalisme financier.
