Commentaire de dom
sur Foi et vérité
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saint cochon, si vous pensiez une seconde que Dieu ne vit pas à l’image des hommes, qu’il aurait la dimension de l’univers connu et de tous ceux inconnus réunis, sans peine pourriez-vous comprendre qu’un jour de Dieu n’est pas un jour d’homme, qu’un jour décrit pour la création du monde équivaut peut-être à un million d’années terrestres. Quand au chiffre sept on ne l’inventa pas, il se retrouve partout, non-seulement dans la totalité d’une année chaque semaine commence et finit par le dimanche. Ok, là on peut encore argumenter que la dissécation du temps est une invention collective, mais prenez les gammes de musique, elles aussi, sans aucune intervention humaine-là, sont composées de six notes dont la septième est la même que la première mais un octave plus haut, ce sont-là des observations que d’autres firent longtemps avant nous et qu’ils transmettèrent à leur manière, avec leur verbiage qui fut de leur temps et enrobé des peurs qui pouvaient les hanter dans ces époques. Peut-être pourriez-vous alors essayer de comprendre comment des gens vivant à 10’000 mille ans de nous essayaient de transmettre leur savoir, vous seriez un peu moins borné à transposer bêtement des mots et des images sans essayer de les comprendre dans leur origine. Avec ces vieux textes il nous faut constamment transposer. Vous voulez un exemple ? hmm. Voyons. Prenons l’histoire d’Adam et Eve dans le jardin d’Eden. On nous dit qu’Eve sortit de la côte d’Adam... peut-être une erreur de transcription si on considère les nombreuses traductions de la bible, il fallait peut-être dire « sortit de l’autre côté d’Adam » ce qui nous enverrait à beaucoup de sens, on pourrait alors presque y voir une sorte de transcription d’une celulle qui se double elle-même, Adam et Eve redeviendraient des êtres unicelullaires et nous comprendrions mieux les tentatives d’expliquer avec des mots d’alors. C’est un exercice autrement plus jouïssif que de transposer, en NOS termes, des textes aussi vieux. Celà n’a aucun sens et je commence à me fatiguer de tout ce blabla qui ne sert au final qu’à enterrer les sagesses du coeur les plus basiques par la raison triomphante (comme il fut de coutume de l’évoquer et... nous entraînant aux abysses aujourd’hui). Allez, un petit saut quantique :
Vous savez bien sûr ce qu’est le foie ? Il sert de filtre n’est-ce pas ? Il y a-t-il un lien entre l’oeuvre du foie et l’oeuvre de la foi ? Qu’est-ce qu’il raconte encore, je vous entends saint cochon, mais accrochez-vous. Le rôle de la foi vient du fait que nous soyons obligés de d’argumenter face à des gens qui n’ont aucun scrupule avec le mensonge, ils en abusent allègrement, oh bien sûr, celà doit être assez grisant de prendre des vérités pour les déformer, les retourner, les malaxer et les rendre à l’exact inverse de ce qu’elles sont. Mais je ne vous parle là absolument pas des « vérités » écrites dans des livres, je vous parle de VOTRE vérité, tout ce que vous savez être vrais, je sais pas moi, un amour que vous portez dans le coeur, on peut bien vous dire qu’il est maladif ou inexistant, votre vérité vous la connaissez mieux que quiconque et c’est ce travail qu’opère la foi chez ceux qui la portent : un tri de ce qui est vrais et de ce qui est faux. Vivre en-dehors de Dieu, ne pas connaître la foi, signifie-là vraiment vivre sans avoir jamais une pensée pour la source de vie comme c’est trop souvent le cas même quand on parle d’un sujet aussi vaste. Un peu aberrant et démontre une fois de plus la propension des hommes à croire que leur monde dépend de leur pensée... c’est enfantin et absolument inexact. Notre pensée ne peut que suivre CE QUI EST et essayer de le comprendre et non ordonner à sa guise, c’est exactement comme celà que nous arrivons à la culmination de toutes les catastrophes que nous vivons. le monde est vivant, il a sa loi, il a ses intelligences constructrices et les hommes ne sont que les derniers nés de la création. En aucun cas ne peuvent-ils décider ce que le monde est, il peuvent le comprendre, ce qui n’a rien à voir. S’ils utilisent des écrits datant de plusieurs millénaires ils doivent transcrire et chercher à comprendre ce que des esprits de ce temps-là essayaient de transmettre et ne pas le reprendre benêtement, littéralement avec l’intellect qui est le leur, mais empli de données inexistantes chez ceux qui ont écrit ces livres. La conscience évolue, elle s’élargit, c’est là le sens premier du vivant, ce que le simple péquenot (que je suis) peut comprendre aujourd’hui était obscur et empli de fantasme chez les anciens, du moins à partir du moment où on se sentait tenu d’écrire « dans le marbre » des vérités qu’on voulait d’emblée utiliser pour manipuler, fixer la pensée des hommes sous le joug de la peur et du jugement de Dieu. Bah... sinon, si on ne veut pas faire cet effort de compréhension il vaut mieux laisser ces textes de côté et aller à Disney-land et passer sa vie à rigoler en apprenant aux enfants à se servir d’une mitrailleuse et à à craindre leurs voisins, mais en tout bien pensants, se faire voir dans sa communauté, croyant qu’ils sont ce qu’ils laissent croire aux autres, aller à l’église et prier dans l’inconscience, boire de la bière en chiant sur les arabes et croire qu’on ira au paradis ou alors, une fois au bout de toute argumentation possible ... revendiquer le néant absolu et donc l’inconsistance fondamentale de la vie, mais sapant dès lors toute vérité de la civilisation. Abysses. Mais le vivant nous regarde, nous vit intrinséquement puisque c’est nous qui habitons son corps et non l’inverse, mais allez expliquer celà à des hommes qui ne songent qu’à se prouver ô combien ils sont puissants. Du sable et des poussières d’étoiles.
