Commentaire de Elias
sur Yes men
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Lol.
Je suis bien d’accord sur le fait que Michael Moore a une utilité. Cracher dans la soupe n’était pas mon intention.
Ce que je voulais dire, c’est que son existence est le symbole que la gauche libérale américaine, comme la gauche française, d’ailleurs, n’a plus de véritable idée, et s’est éloignée de ses principes. Son seul objectif est le rejet.
La dénonciation n’est pas en soi mauvaise. Mais elle finit toujours par lasser quand elle n’est accompagné par rien. Dès lors, il devient aisé de contrer son influence : Moore est devenu, pour bien des personnes, un agitateur d’extrême gauche qui utilise une certaine forme de démagogie. Son message est occulté.
Que retire t-on des films de Moore ? Nous voulons une alternative, axée sur l’humain. Mais nous n’avons plus de ripostes concrètes face au TINA (« There is no alternative »).
Le résultat : la gauche modérée perds de son influence, parce qu’elle n’offre rien de nouveau et qu’elle est assimilée à la seule dénonciation. Les extrêmes, par contre, voient leur influence s’élargir, alors que leur discours fragilise la démocratie.
Je suis le premier à regretter cet état de fait.
Elias
