Commentaire de Hamed
sur Pourquoi le programme économique de Donald Trump remontera le prix du pétrole à 100 dollars, et dopera l'économie mondiale ?
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@phyto
Il faut corriger ce que vous me faîtes dire : « Et ce
refroidissement vous le devinez qui est comme vous dites est une perte pour
tout le monde, car l’énergie est plus chère pour tout le monde ! En
effet, les pays qui manufacturent perdent puisqu’ils doivent exporter avec un
prix de pétrole cher, mais gagnent en protection d’emplois, quant aux autres
pays qui exportent pétrole et matières premières, certes, gagnent en pouvoir
d’achat, mais sont à la traîne et n’économisent pas leur pétrole" Sur
ce point oui.
Quant à - Les pays qui manufacturent gagnent en protection de l’emploi, car ils
exportent moins (leurs produits sont plus chers) et importent moins (les
matières premières premières sont plus chères). ils gagnent en protection de
l’emploi mais perdent en pouvoir d’achat... Non, ils n’exportent pas
moins ni n’importent moins. Cela dépend de quelle monnaie dépréciée, si c’est
le dollar qui se déprécie face à l’euro, oui et encore il a toujours le pouvoir
d’importer plus puisque les États-Unis créent des dollars à partir de rien, et
s’endettent sans grand préjudice ce que l’économiste français Jacques Rueff appelait
le privilège des déficits sans pleurs. Et si c’est l’Europe qui a sa monnaie
qui se déprécie, elle gagne en exportant (moins cher) et importe moins, ce qui
est compensé par l’Amérique. Et puis la dépréciation-appréciation est
simplement un fétiche, car c’est tantôt l’Europe, tantôt les États-Unis, et le
Japon et le Royaume-Uni qui suivent les deux Grands
Dans les années 1970, la situation a été tout autre. C’était la fin des Trente Glorieuses. Le pétrole n’était pas plus abondant que maintenant. Il y avait des conflits économiques et monétaires entre les trois grandes puissances, les États-Unis, l’Europe et le Japon. Et le jeu se jouait à trois au niveau mondial. La dispute était serrée mais restait limitait à l’Occident, et qui avait une mainmise pratiquement totale sur les grands gisements de pétrole du monde. Et presque tous se situait au Maghreb et au Moyen-Orient.
La situation a radicalement changé aujourd’hui. Il n’y a plus d’URSS ni de Chine communiste fermée. Tous les pays hors-Occident se sont convertis à l’économie libérale, c’est-à-dire l’économie de marché. Un nouveau monde a surgi, par conséquent de nouveaux enjeux. Et on comprend pourquoi la situation est conflictuelle aujourd’hui. D’abord entre les pays manufacturiers, les anciens et les nouveaux, et les pays exportateurs de pétrole et de matières premières qui sont aussi divisés. Et c’est entropie en augmentation par les frictions qui sont générées entre les pôles de puissances qui provoquent des crises. Le système économique mondial a besoin d’expurger cet excès de tension entre les pôles. J’espère que vous me comprenez, et dépasse ce que vous énoncez « ils exportent moins (leurs produits sont plus chers) et importent moins(les matières premières premières sont plus chères). »
Quant au point 2, « Si la dette américaine augmente il faudra que les taux augmentent, donc crédit plus cher et moins d’échanges là aussi. J’ai déjà répondu que les taux n’augmentent pas forcément. Entre le 16 décembre 2008 et le 16 décembre 2015, il s’est passé 7 ans jour pour jour pour que le taux d’intérêt de la Fed fût relevé de 0,25% à 0,50 %. Ce qui est considérable. Oui, aujourd’hui, depuis le 16 décembre 2016, le taux est passé à 0,75 %. Cependant il demeure faible. Il reste cependant que plus le taux augmente, plus le crédit va être plus cher. Et justement c’est là où entre Trump ou plutôt les forces historiques vont devoir changer la trajectoire de l’économie mondiale. Le monde a besoin réellement d’investissements. Le populisme n’est ni une solution ni n’a la baguette magique pour redresser l’économie occidentale.
Il faut des mesures saines, et celles-ci existent mais sont étouffées par le pouvoir financier occidental. Voilà, j’espère que vous êtes de mon avis.
Cordialement
