Commentaire de Christian Labrune
sur La politique expliquée à mon enfant pas né


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Christian Labrune Christian Labrune 22 février 2017 23:17

Que l’idée de « matière » ait évoluée parmis les physiciens au fil des siècles, pourquoi pas.

@sleeping-zombie

Ce n’est pas une hypothèse, c’est un fait !
Quand vous écrivez « Ne cherche pas la moindre once de philosophie dans la théorie quantique. Pas la moindre. », c’est carrément se foutre du monde : il n’y a rien, dans le domaine de la connaissance, dont la philosophie ne puisse et ne doive s’emparer. La pensée philosophique moderne est très largement tributaire d’une phénoménologie husserlienne que vous paraissez complètement ignorer, laquelle est aussi éloignée des arrière-mondes de l’idéalisme platonicien que d’un naturalisme naïf dont le matérialisme positiviste du XIXe siècle reste un des plus parfaits exemples. La notion d’épochè, qui est fondamentale dans la phénoménologie transcendantale, implique une mise entre parenthèse de ces conceptions naturalistes, et même une suspension de la thèse du monde. En cela elle est tout à fait en accord avec la physique moderne : il y a des formalismes qui marchent, mais la question de savoir s’il y a quelque chose de « réel » au-delà des équations reste tout à fait indécidable.

Les contemporains de Marx imaginaient une matière constituée d’atomes insécables et massifs, comme ceux de Démocrite ou d’Epicure, mais si vous étiez réduit à la taille d’un électron et si vous vous baladiez à l’intérieur d’un bloc d’acier, vous n’auriez autour de vous qu’un vide immense à perte de vue ! Rien à voir avec les croyances d’un matérialisme ancien qui hypostasiait très naïvement et très allègrement l’objet de sa rêverie !


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