Commentaire de Luniterre
sur 2017, Pour sortir de l'impasse… La Révolution du retour au réel !
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@Alren
Précisément, non... ! Dans les années 20 et 30 la loi de la valeur n’était considérée que comme ne approche critique du capital, et était supposée s’arrêter avec lui, dès la phase de transition socialiste.
Cette vision des choses était commune aussi bien aux « gauchistes » de l’époque, critiques vis vis de l’URSS, qu’aux économistes soviétiques eux-mêmes, très majoritairement.
Ce n’est qu’a l’usage de l’expérience que les choses ont commencé à changer en URSS, surtout après guerre, avec la reconstruction.
Le débat a pris corps concrètement au sujet des « Stations de Machines et Tracteurs » (SMT),qui faisaient le lien entre l’industrie et l’agriculture kolkhozienne.
Ces SMT, du restes, nées dans les années 20, étaient une initiative de la base, faisant lien entre sovkhozes et kolkhozes, et non une décision bureaucratique.
Ayant rapidement fait la preuve de leur efficacité, elles ont été développées, généralisées et maintenues jusqu’en 1957, quand Khrouchtchev les a démantelé, aboutissant à rendre l’URSS dépendante des importations de blé US.
Néanmoins le débat n’avait pas été poussé jusqu’à organiser une évaluation en termes d’unités de valeur-travail.
Cette idée est par contre celle de Marx, brillament évoquée dans la Critique du Programme de Gotha.
Telle quelle, elle n’a donc jamais été mise en pratique, bien que ce texte fut évoqué dans les controverses de l’époque.
Elle conserve donc une certaine originalité, et peut être justement rendue plus actuelle que jamais, grâce aux moyens modernes d’évaluation et de modélisation économique, qui peuvent, en outre, permettre une grande interaction entre tous les participants, et donc une véritable démocratie économique.
« Ce n’est pas un programme adapté à notre temps »
Je viens de vous démontrer le contraire
« avec la préoccupation écologique centrale »
Si vous lisez bien l’article, la notion de production utile à satisfaire les besoins sociaux réels est au contraire la préoccupation écologique fondamentale, celle qui évite le gaspillage, la surconsommation, l’obsolescence programmée, etc...
Ce n’est pas le sujet de l’article, mais c’est bien la voie économique qui allie le mieux écologie et développement social.
Luniterre
