Commentaire de Dominique L
sur Yes men
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Le problème de Michael Moore est bien que ,comme vous le dites, il préfère « l’émotion à la réflexion ». En cela il fait du reportage télé « populaire » qui joue sur l’affectif au détriment de l’analyse. Dégoulinant de bonnes intentions, il donne dans le manichéisme ( comme Bush , sauf que pour lui l’Empire du Mal c’est l’Amérique) et n’hésite à utiliser les procédés les plus racoleurs pour rallier à sa vision des choses.
C’est pour cela qu’il conforte l’anti-américanisme primaire , si prospère en France. En lui décernant la palme d’or à Cannes , on lui a donné une récompense politique pour son opposition à Bush et pas une récompense artistique car son documentaire n’a aucun rapport avec le Septième Art.
