Commentaire de Decouz
sur Jésus, une conscience projetée dans le ciel
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Je ne pense pas qu’’Onfray puisse vous répondre, il fait une lecture terriblement terre à terre, on ne demande pas à un philosophe une lecture allégorique des textes sacrés, quoique beaucoup en soient capables, mais s’il n’est capable de « réflechir » que sur l’aspect formel, il devrait se borner au juridique et étudier les applications qui ont été faites pas les docteurs de la loi, ou jeter un oeil sur la philosophie islamique quand elle utilise plus la rationalité stricte et moins l’analogie.
Je ne crois pas qu’on puisse séparer les faits historiques de la légende ou du mythe, on voit bien que chaque peuple construit et reconstruit sa propre histoire pour lui donner une cohérence en fonction de ses intérêts politiques ou idéologiques du moment, la succession des faits en eux-mêmes à l’état brut n’a pas de sens sans l’intention, soit initiale soit reconstruite.
Pour l’histoire « sacrée », c’est encore plus net, cela ne signifie pas que ces faits soient des rêveries ou des hallucinations, mais dans l’esprit des croyants, l’aspect sensible est inséparable de l’aspect signifié. Autrement dit un phénomène sacré est symbolique, mais cela ne signifie pas qu’il n’ait aucune assise temporelle. Maintenant il peut y avoir des symboles créés par l’homme ou inspirés, qui ne reposent pas sur un évènement ou sur une forme sensible.
