Commentaire de Christian Labrune
sur Réflexions sur le Cours du Phénomène du Terrorisme
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à l’auteur,
Ce que j’ai trouvé le plus atterrant après ces horreurs de Barcelone, et après le curieux tweet de Macron évoquant une « tragique attaque », c’est les images diffusées par les télévisions, de mères ou de soeurs des terroristes pleurant et gémissant parce qu’elles étaient les premières victimes de ces événements. L’éducation qu’elles avaient reçue, disaient-elles, ne les avait pourtant pas induites, Dieu merci, à détester leurs semblables. Elles se présentaient néanmoins devant les caméras la tête couvertes du voile informe que les imams salafistes leur imposent de porter, vivants étendards du même islam radical et criminel qu’à Mossoul ou à Raqqa.
J’incrimine le tweet de Macron, parce que lorsqu’on parle d’une « attaque tragique », en bon français, l’adjectif ne peut s’appliquer qu’aux attaquants lorsque leur entreprise s’est retournée contre eux. Si j’évoque une « tragique attaque » des poilus de 14 montés à l’assaut d’une position allemande, cela voudra dire qu’un grand nombre, comme il arrivait souvent, n’auront pas répondu à l’appel à l’heure de la soupe. L’attaque de Barcelone n’a donc pu être tragique que pour ceux qui l’ont perpétrée, et qui ne méritent certes pas l’estime qu’un Français peut avoir pour les poilus de 14-18. Macron n’a évidemment pas voulu dire qu’il était du côté des terroristes, mais il s’est bien fâcheusement emmêlé les pinceaux, faute d’avoir une suffisante maîtrise de sa propre langue.
Ce qu’il serait urgent aussi de considérer, c’est que les massacres des islamistes ne sont que l’application d’une injonction formulée il y a déjà plus de deux ans par le porte-parole du Califat : si vous pouvez tuer un de ces sales Français, faites-le... Suivait une description très précise de tous les modes opératoires envisageables. Or, ce texte qui horrifia tout le monde n’était que la paraphrase du quatrième verset de la sourate IX concernant « le repentir », et si c’est l’ange de Dieu qui avait dicté ça à Muhammad au VIIe siècle, le premier terroriste est bien forcément Dieu lui-même. Ce n’est apparemment pas demain qu’Al-Azhar se prononcera sur ces sortes de difficultés théologiques, mais de cette impuissance il résultera nécessairement que la dernière des religions du livre sera aussi la première à disparaître.
