Commentaire de Taverne
sur « Deviens ce que tu es » : un précepte confus
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@Mélusine7
C’est « vingt fois sur le métier » (erreur fréquente du monde moderne qui exagère tout) et Boileau avait raison car au-delà d’un certain nombre de tentatives, il faut savoir remettre ses choix en question. A ce propos, rappelons l’autre précepte de Delphes : « rien de trop ». Or, cent fois, c’est déraisonnable et l’on arrive, à ce point-là, parfois à s’en remettre à des psychopathes, c’est fort possible.
Quant au perpétuel, il revient un nombre de fois infini.
« Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : Polissez-le sans cesse et le repolissez ; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. » (Nicolas Boileau)
Cela marche aussi pour la sagesse : l’opinion droite est souvent de l’opinion corrigée...
