Commentaire de Taverne
sur « Deviens ce que tu es » (2) : l'abîme de perplexité
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@L’enfoiré
« Pour exister, il faut être à la mode ». Le « deviens ce que tu es » nous invite à ne faire qu’un avec le présent et à ne pas vivre dans des temporalités imaginaires, comme le disait Pascal (que Nietzsche appréciait) :
« Nous ne tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l’avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours, ou nous rappelons le passé, pour l’arrêter comme trop prompt : si imprudents que nous errons dans des temps qui ne sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient (...)."
Qu’est-ce que la mode sinon la vanité de vouloir être en avance sur les autres ?
