Commentaire de Christian Labrune
sur Une lettre simplement humaine
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@Hamed
Vous concluez en parlant de la méditation de style bouddhique et je suis bien d’accord avec ce que vous en dites, mais ce que je disais aussi et mon objectif était un peu polémique, c’est que cela n’avait rien à voir avec les comportements des occidentaux qui font du yoga, s’agitent ridiculement dans les parcs à la manière des Chinois (tai chi) ou font de la méditation comme on ferait du vélo pour être, comme ils disent, « bien dans leur tête et dans leur corps ».
Rien de plus fondamentalement et irrémédiablement décevant que la thématique de l’impermanence et du dharma dans les philosophies orientales, et rien de plus contraire aux aspirations hédonistes occidentales.
Par ailleurs, le passage que vous citez des Méditations de Descartes, je ne sais pas si vous l’avez fait exprès, c’est celui qui contient la très grosse erreur de Descartes. Husserl, dans ses « Méditations cartésiennes », commente fort longuement cette formule : « je suis une chose qui pense ». En hypostasiant ainsi l’ego cogitans, Descartes passe complètement à côté de l’intentionnalité qui sera le concept central de la phénoménologie transcendentale dont Brentano et lui-même sont les grands initiateurs.
