Commentaire de velosolex
sur Les pamphlets antisémites de Céline
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Reste que Celine, de son vivant, s’était lui même opposé sur la réédition de ces torchons. Cela dit tout de même quelque chose. Mégalo, parfois déstructuré, cherchant sans cesse des boucs émissaires, le juif sans doute arriva à point nommé dans l’histoire celinienne.
Je pense que l’écrivain s’aperçu un peu tard qu’il avait mis sa tête en enfer, comme s’il ne suffisait pas, comme il le disait de faire l’écorché « Pour écrire, un écrivain doit mettre sa peau au porte manteau ! »
Un cas, de l’avis même des gens d’extrême droite qui le soutenaient, et qui se demandaient quelle connerie il allait lacher quand il allait monter en tribune. « Entre les nazis et les communistes, on a eu à choisir entre la peste et le cholera »...Cela dit devant un parterre d’allemands...
Celine est donc devenu un personnage célinien. Un écrivain et son double dammé. A un certain moment le ticket de compréhension n’est plus valable, et on continue le voyage, vraiment au bout de la nuit.
