Commentaire de Xtf17
sur Y a-t-il une alternative à Iter et à la fusion nucléaire ?
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@biquet
Ce que beaucoup essaie de faire comprendre, est que la notion de COP n’est ici pas très pertinente, même si l’analogie se comprend : « quelle énergie récupérée pour quelle énergie dépensée ? »
En fait, c’est surtout l’échelle de rapport entre l’énergie primaire dédiée à la production d’un vecteur énergétique secondaire qui est à considérer.
Autrement dit, vu ce tableau :
Valeur énergétique
Équivalence en tep
1 tonne de pétrole
42 GJ
1 tep
1 tonne de charbon
29,3 GJ
0,69 tep
1000 m3 de gaz
36 GJ
0,86 tep
1 tonne d’uranium naturel
(réacteur à eau sans recyclage)
420 000 GJ
10 000 tep
1 tonne de combustible D-T
(tritium produit à partir du lithium)
378 000 000 GJ
9 000 000 tep
les questions sont en fait :
- quelle énergie pour extraire 1t de pétrole, charbon, gaz, uranium, deutérium-tritium...
- quel rendement pour convertir en électricité, motricité, pression...
La fusion D-T étant largement « plus riche » que les autres sources, mais nécessitant beaucoup d’énergie pour être amorcée, la notion de COP (ou d’amplification Q) semble plus visible.
Pour prendre une autre analogie, pensez à un haut-fourneau (ou un barbecue) : il faut de l’énergie pour l’allumer, et de l’énergie (un peu) pour l’entretenir sinon ils s’éteignent. C’est cela votre « COP ».
