Commentaire de Christian Labrune
sur Institutionnalisation de l'islam


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Christian Labrune Christian Labrune 19 février 2018 11:05

à l’auteur,
J’ai lu très vite, mais je crois être d’accord avec votre intervention. Votre conclusion me paraît excellente.

Prendre l’islam pour ce qu’il n’est pas, c’est-à-dire une religion susceptible d’évoluer et d’intégrer l’apport de champs philosophiques qui lui sont extérieurs, comme le christianisme a pu finir par s’accorder avec une philosophie des Lumières qu’il avait par ailleurs partiellement inspirée, c’est ne rien comprendre à l’islam.

Il faudrait avant toute chose interdire en France, comme c’est déjà fait dans d’autres pays, la propagande des Frères musulmans. Leur doctrine est connue, et celle dont ils se réclament en France aura été radicaliées par Sayied Qutb. Si on ne la connaît pas, il suffira de lire une centaine de pages de Jihad - Expansion et déclin de l’islamisme, un bouquin de Gilles Kepel paru en 2001. Evidemment, il avait tort de voir un « déclin », et il s’en est mordu les doigts. C’est qu’il est toujours difficile de prévoir, surtout l’avenir. Mais lorsqu’il analyse dans le passé le phénomène de la montée du jihadisme à partir de Hassan el-Banna dès la fin des années 20, on peut lui faire confiance : il connaît parfaitement le sujet.

La question n’est évidemment pas de modifier les institutions françaises et le principe de laïcité pour accorder une place particulière à l’islam en fonction de sa spécificité : sa spécificité, c’est l’intolérance, le fanatisme, les stratégies de pourrissement des états qui permettent à la fin de tirer les marrons du feu. Il faut poser très clairement que si l’islam ne rentre dans dans le rang où sont déjà les autres religions, il peut toujours aller voir ailleurs : sa place n’est pas ici.

La politique française est d’une imbécillité terrifiante. Nos responsables ressemblent à ces touristes très naïfs que je vois à Paris du côté du Sacré-Coeur, que fascine une partie de bonneteau, et qui commencent à ouvrir leur portefeuille sans savoir que c’est un jeu où il est fatal d’être complètement plumé.

En ce sens, la politique à l’égard de l’islam en France ressemble à la politique extérieure vis-à-vis de l’Iran. On fait confiance à des truands dont peut cependant connaître à perte de vue les objectifs et dont on a déjà pu, jour après jour observer les comportements infects. On veut être dupe, on l’est, on le sera, et ce sont les peuples qui en paieront tôt ou tard les conséquences.


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