Commentaire de Christian Labrune
sur Les bombes massacreuses, pourvoyeuses de morts… et de fric
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@Massada
Il me semble que lors du dernier conflit à Gaza il y a eu près de deux mille morts ; c’est énorme, et sans comparaison avec seulement 350 mille morts dont on puisse imputer la responsabilité au président de la « Syrie ».
Les guerres, aussi, se traduisent par des destructions de quartiers qui font place à des champs de ruines. Il faut mettre au crédit de Bachar el-Assad le soin qu’il aura pris, aussi souvent que possible, d’utiliser des gaz toxiques : cela tue très bien, peut-être même plus efficacement, mais cela ménage les bâtiments. Un coup de vent là-dessus, et on ne peut même pas imaginer qu’il se soit passé quelque chose. Nos joyeux bouchers d’AgoraVox n’ont pas encore développé cet argument de poids, et c’est bien dommage.
J’ai lu ici hier que le fait qu’on ait pu bombarder sept hôpitaux et en rendre la moitié inutilisables est bien la preuve qu’il y a des hôpitaux du côté de la Ghouta et qu’on y prend soin des malades et des blessés, comme partout ailleurs. C’est bien. Il y a cependant une telle pénurie de vivres et de médicaments dans ces hôpitaux que les blessés vont souffrir plus longtemps avant d’y mourir que si on les avait laissé finir sur place. Bombarder les hôpitaux, c’est donc le meilleur traitement humanitaire qui puisse leur convenir. La notion d’urgence est très familière aux médecins hospitaliers ; désormais, il faudra qu’ils se familiarisent avec la notion médicale de « bombardement en urgence » plus pertinente que celle de « bombardement chirurgical » qu’ils avaient tendance à critiquer.
Midi, déjà. C’est l’heure où les joyeux bouchers d’AgoraVox doivent commencer à avoir faim et à s’inquiéter de savoir si le « bio » qu’on leur a vendu hier est vraiment du vrai « bio »et si leur petite santé ne risque pas d’en pâtir. Ce serait dommage.
