Commentaire de lloreen
sur Du mépris pour les profs...
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@Jean Keim
Je pense que le problème n’est pas propre à l’éducation nationale car il touche la société dans son entier. Je ne fais pas partie de cette institution et ne peux donner qu’un avis extérieur mais je connais très bien une dame professeur avec laquelle j’échange souvent et qui m’a dit à quel point cette institution est vérolée.
Tout y est fait pour afficher extérieurement une cohésion, en réalité inexistante. Elle m’a parlé dernièrement d’une réforme qui transformerait insidieusement les établissements en entreprise avec un conseil d’administration à sa tête,ce qui laisse présager de l’ambiance délétère qui y régnera lorsque l’on connaît les chiffres du mal-être au travail des français !
http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/05/03/malades-du-travail_4913040_1698637.html
Les écoles ressembleraient alors à de mini entreprises où le directeur décidera en fonction de critères obscurs avec des diplômes à la sauce individuelle dont on peut d’ores et déjà prédire qu’ils n’auront plus aucune valeur, chacun prétextant que son diplôme est meilleur que celui de l’autre, chiffres à l’appui dont on sait qu’ils sont manipulables et prévisibles.
Les écoles, au lieu de transmettre à tous le savoir, qu’elles n’ont déjà plus les moyens de transmettre suite à des réformes et contre-réformes ravageuses, écarteront d’emblée ceux qui risqueraient de faire chuter les taux de réussite dont on imagine à quel point ils sont déjà fantaisistes dans la mesure où il existe une commission d’harmonisation des notes au baccalauréat sans doute rendue impérative suite au desiderata d’un ministre républicain qui exigeait un taux de 80% réussite au baccalauréat...
http://www.lemonde.fr/orientation-scolaire/article/2012/07/13/plus-de-80-d-une-generation-au-niveau-du-bac_1733491_1473696.html
Sachant que la France est le pays dans lequel le taux de chômage des jeunes est un véritable fléau social, il ne faut pas réfléchir longtemps pour comprendre que ce problème résulte des dictats de ministères en décalage total avec la réalité.
Mais cette situation n’est évidemment pas propre à l’ éducation nationale !
