Commentaire de McGurk
sur BHL - « dubitatif, perplexe, incrédule et indigné » par la mise en examen de Sarkozy
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Je suis bien placé pour savoir que la racaille se sert les coudes.
Ils sont tous mouillés à divers degrés et la présomption d’innocence devient tout de même plus ténue lorsqu’on parle de personnes qui ont déjà fait les quatre cent coups.
Comment peut-on, ne serait-ce qu’un instant, dire que Sarko est « innocent » ? Celui qui a participé, avec son maître à penser, à l’attaque d’un pays souverain qui jouait un rôle crucial à l’endiguement du terrorisme et le développement de l’Afrique ? Ce pays que nous courtisions pour ses réserves de pétrole et que nous avons mis à sac avec l’aide des USA et l’ONU.
Je trouve totalement gonflé et obscène qu’un type, se prétendant philosophe, qui a clairement dit à la radio qu’il « n’avait aucun remords » d’avoir déclenché un confit meurtrier et semé le chaos total au sein d’une nation puisse nous parler de « présomption d’innocence » et de « devoir d’ingérence » - aucun respect pour la souveraineté étrangère.
D’autant que l’expression « devoir d’ingérence » n’a absolument aucun sens, est contre le droit international et encore plus contre la politique française à l’encontre d’un pays anciennement « allié ». Il n’y avait pas le moindre argument, à part mettre la main sur les réserves de pétrole, pour intervenir et ce n’est pas parce que c’était « une dictature » que la situation demandait d’intervenir. On voit bien le résultat en Irak après que les USA ont, tout de même, menti au monde et à ses partenaires - ou ils ont tous feint d’y croire.
D’autre part, sa « présidence » n’aura fait que diviser un peu plus notre pays, l’aura affaibli politiquement, socialement et économiquement. Il n’y a là aucun « honneur » à en retirer parce qu’il appartient à la longue lignée des nuls qui ont prétendu au poste suprême sans avoir de projets à moyen et long terme pour une société toujours plus divisée et souffrante.
J’aimerais bien que Godin lui remettre une tarte à la crème en pleine figure, c’est la seule chose qui puisse le faire taire et le seul argument digne de ses réflexions de comptoir.
