Commentaire de Claudec
sur L'AUDACE


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Claude Courty Claudec 6 avril 2018 18:27

Ça c’est la vision angélique et sommaire de Rousseau et de bien d’autres avant lui, tellement séduisante qu’elle rallie tous ceux qui confondent rêve et réalité.


Il faut compter, 1°/ avec le fait que l’être humain comme tout ce qui vit, est avant tout un consommateur, 2°/ avec son besoin, aussi légitime qu’atavique, qui est de chercher à améliorer sa condition et celle de sa descendance, et 3°/ être conscient que chacun est habité de ses ambitions et capacités, grandes ou petites ; le tout déterminant un contexte de compétition dans l’altérité, pour ne pas parler l’inégalité, que les meilleures intentions se sont depuis longtemps efforcées de compenser sans résultats satisfaisants.

Les progrès scientifiques et techniques par lesquels se sont considérablement améliorées nos conditions de vie au cours des millénaires, particulièrement durant les deux ou trois derniers siècles n’ont rien changé à cet état de fait et ont eu par contre un prix et des retombées, largement payés par notre environnement (pollution, dégradations de toutes sortes, épuisement de ressources non renouvelables, etc.) et par nous mêmes, sous forme de luttes, maladies, et autres joyeusetées, sans compter les conséquences d’une structure incontournablement pyramidale de notre société, due au fait fait qu’un sort aveugle dote chacun à sa naissance de son hérédité génétique et sociale, quels que soient ensuite les aléas de son parcours durant son existence.

Ce qui n’a pas empêché les hommes de proliférer en 2000 ans jusqu’à la démesure, en dépit du fait que, structurellement, sur 100 qui naissent, si 14 se partagent 50% de la richesse collective, 86 (des moins pauvres aux miséreux) doivent se satisfaire de l’autre moitié.

Voir ce commentaire dans son contexte