Commentaire de Ciriaco
sur Convergence des luttes ou disparition des grèves ?
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Ce soir, dans toutes les presses de droite, qualifiées par elles-mêmes d’objectives et usant de moyens indépendants (de qui et de quoi, vous ne le saurez pas), on se réjouit du moindre détail pouvant faire état d’une déception concernant la mobilisation d’aujourd’hui.
Les perceptions alimentées autour des mobilisations deviennent inquiétantes dans ce pays. Elles s’articulent globalement autour d’aspects sécuritaires et autoritaires et lorsque ce n’est pas à propos, elles reviennent avec ce ton propre au cynisme du pouvoir ; Sarkozy disait que lorsqu’il y a des manifestations on ne les entends pas. Macron dira que l’opinion publique (dite « peuple » dans sa bouche en période d’élection) ne doit pas influer sur sa politique.
La pensée de la classe dominante reste la même au fil du temps. Rien ne change si ce n’est que les énormes moyens du pouvoir se durcissent. C’est une véritable fête pour les classes aisées, pour lesquelles, manifestement, il y a lieu de se réjouir.
Il y a beaucoup de travail pour une grande sociologie française en ces temps de grande obscurité.