Commentaire de Jason
sur Vous êtes connes
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Bonjour,
J’avais fait un commentaire sur un papier de ce site du 25 mai : quelque chose comme« la souffrance des classes moyennes ».
« [les classes moyennes]... leur permettant de se rassurer par rapport à leur condition dans la hiérarchie sociale tout en se déculpabilisant par rapport à l’indécence (de ?) la classe dominante mais validant l’hégémonie culturelle des valeurs capitalistes ».
Papier assez réaliste dans son ensemble. Toute situation sociale et économique assez stable pour perdurer dans son statu quo, engendre une adhésion à des valeurs courantes « allant de soi ». En effet, peu de gens se voient, se situent sur une échelle qu’ils ne peuvent ou ne savent pas construire. Ces personnes ont grandi dans un milieu qui ne fournit pas les grilles d’analyse pertinentes leur permettant de se situer en dehors des critères fournis par les rumeurs médiatiques et les jugements simplistes. La vieille notion de conscience de classe et donc de revendication de prise du pouvoir se trouve aujourd’hui largement occultée. Pourtant les choses devraient être simples : on est salarié, ou on ne l’est pas.
Je prendrai un exemple parmi tant d’autres, l’émission « Des racines et des ailes », dans laquelle nombre de châteaux, églises, monastères, etc font l’objet de l’admiration des narrateurs. Jamais, il n’est question de la valeur, du coût humain et financier qui ont permis de construire ce qui est appelé le patrimoine (qui en fait n’appartient qu’à quelques-uns). Et il en est ainsi de tout le reste : les choses vont de soi, on n’en parle pas, et les notions de classes des économistes ou des sociologues n’atteignent que rarement ceux qui sont concernés.
Le bonheur des autruches.
