Commentaire de lisca
sur Patate Chaude


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lisca lisca 8 juillet 2018 08:17

@velosolex
Très belle chanson, merci pour nous la rappeler et l’avoir traduite. La version originale : https://vimeo.com/20204690,
ici le texte :

parle de l’espoir de celui qui part vers un avenir meilleur et ne pense pas au retour (l’émigrant volontaire) tandis que sa bien-aimée restée au pays le regrette, lui, et l’attend. Apprenant qu’il n’a pas l’intention de revenir, elle lui demande des bottines de cuir espagnol (du solide !), pour s’en aller le rejoindre elle aussi, je pense. C’est la famille qui se déplace dans ce cas (amour éternel ou regroupement familial, l’Espagne appréciera).
Quant à la nostalgie du pays, de ce qu’on laisse derrière soi, nous avons, parmi d’autres, cette tentative de récitation musicale d’un de nos petits bijoux poétiques (du Bellay) sur ce thème, avec une « suite » ajoutée :

Ci-dessous un souhait (moins nostalgique et plus énergique) de François Villon, à l’adresse des passeurs d’illusions et de misère :

"Quatre mois soit en un vivier chantant,
La tête au fond, ainsi que le butor ;
Ou au grand Turc vendu deniers comptants,
Pour être mis au harnais comme un tor ;
Ou trente ans soit, comme la Magdelaine,
Sans drap vêtir de linge ne de laine ;
Ou soit noyé comme fut Narcissus,
Ou aux cheveux, comme Absalon, pendus,
Ou, comme fut Judas, par Despérance ;
Ou puist périr comme Simon Magus,
Qui mal voudroit au royaume de France !"


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