Commentaire de Jean-Paul Foscarvel
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Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 19 juillet 2018 19:40
Très bon article.

C’est la compétition qui est en train de nous détruire.
Bien sûr au niveau social et sociétal, où la somme des gens obnubilés par le fric et leur petite domination égotiste finit par casser tous liens, le gens ne se parlant plus dans l’idée de l’échange réciproque. Comme si leurs langues avaient disparu.
Mais aussi au niveau économique, ce qui devrait être l’apothéose de cette société en est en fait l’aune de son extinction. Car si chacun, chaque entreprise, ne pense qu’à son profit, et donc brider au maximum les salaires et les emplois, c’est toute la société qui vit la crise que nous traversons. C’est un peu court, mais c’est exactement cela.
Dans la nature, tout n’est pas que compétition, et la coopération, ou la coexistence existent entre espèces et au sein d’une même espèce existent.
Non seulement nous courrons à la compétition entre nous, mais cette compétition a pour résultat l’épuisement de la planète, sauf que rien ne dit qu’elle se laissera faire.
Si nous ne changeons de cap, sous ressemblons de plus en plus aux dinosaures avant leur extinction, puis nous nous éteindrons.
En raisonnant plus loin, le seul intérêt pour la planète à notre existence est notre capacité à dévier des astéroïdes. Pour cela, il nous a fallu maîtriser des énergies qu’aucun autre animal, végétal, ou minéral (car sans volonté de l’utiliser), n’a pu le faire. Mais cette maîtrise des énergies nous permet aussi, dans notre hybris, de détruire l’environnement, la planète et nous même.
Nous devons donc retrouver la sagesse, pour donner à la terre cette capacité sans la détruire.

Pour l’instant, avec les dirigeants que nous nous sommes choisis, nous sommes mal barrés.
Mais parfois, il suffit d’un déclic, d’une prise de conscience collective, pour que le pire soit évité, ou au moins dépassé (en général, on fonce vers le pire, et avant l’effondrement, on prend in extremis le bon tournant, jusqu’au prochain précipice vers lequel nous sommes attirés).

En tout cas, merci.

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