Commentaire de Étirév
sur Source limpide et murmurante...
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Si la Vérité fait naître de mauvais sentiments chez l’homme pervers, elle éveille les plus hautes facultés de l’âme chez l’homme supérieur.
C’est que l’image de la femme Divine est restée dans le cœur de l’homme, qui, en vertu du souvenir atavique de ses années de jeunesse phylogénique, la fait revivre dans ses aspirations poétiques.
Ecoutez Lamartine sentant dans Jehovah l’Esprit féminin qui plane sur la vie de l’homme :
Jehovah ! Jehovah ! ton nom seul me soulage !
Il est le seul écho qui répond à mon cœur !
Ou plutôt, ces élans, ces transports sans langage,
Sont eux-mêmes un écho de ta propre grandeur.
Tu ne dors pas souvent dans mon sein, nom sublime,
Tu ne dors pas souvent sur mes lèvres de feu !
Mais chaque impression t’y trouve et t’y ramène
Et le cri de mon cœur est toujours toi, mon Dieu !
(Le cri de l’âme, « Harmonies ».)
Puis, parlant de sa mère, cette autre forme Divine, le poète dit :
C’est ici que sa voix pieusement
solennelle
Nous expliquait un Dieu que nous sentions en elle.
(Milly ou la terre natale, « Harmonies ».)
