Commentaire de Gilles Mérivac
sur Une petite vermine
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C’est l’aboutissement d’un processus qui a commencé depuis bien longtemps. L’école n’est plus considérée comme un lieu de savoir et de promotion grâce au mérite, ce qui faisait consensus naguère, mais comme un supermarché qui doit donner le droit au diplôme, quel que soit le niveau de l’élève. Cette mentalité a complètement anéanti l’autorité des enseignants, ravalés au rang de serviteurs.
Le laxisme répété de l’institution devant les incivilités et le communautarisme musulman, avec notamment l’affaire du voile, a été correctement interprété comme de la lâcheté par les élèves qui ont compris qu’ils pouvaient tout se permettre sans être inquiété autrement que par une remontrance. La plupart du temps, ils ne sont même pas renvoyés et ce sont les victimes de racket ou de viol qui doivent changer d’établissement.
On ne récolte que ce que l’on sème.
