Commentaire de Renaud Bouchard
sur Une petite vermine


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Renaud Bouchard Renaud Bouchard 23 octobre 2018 10:15
@Christian Labrune

@Jakem

Bonjour et merci pour vos commentaires qui relatent des faits incontestables.

Le désastre d’une partie de cet enseignement public qui se réclamait de deux beaux noms (Instruction publique et Éducation nationale) est dramatique. Il est imputable à une partie d’un corps enseignant et d’une administration dont certains zélateurs (pédagogistes comme Philippe Meirieu) ont sciemment et scientifiquement détruit un système éducatif en laissant se répandre les métastases d’un paléo-gauchisme mortifère dont on voit aujourd’hui le résultat avec des élèves à la dérive et des enseignants épuisés et écœurés par un métier qu’ils ont pourtant beaucoup aimé.

On lira avec intérêt deux approches : celle de Philippe Meirieu :


...et celle de Jean-Claude Brighelli qui, on l’aura compris, a toute ma préférence :


Pour autant la racine du mal est facile à trouver. Elle est sous nos yeux avec un tissu social et des populations inassimilables et dont la place n’est pas en France.

Sauf erreur de ma part, je n’ai pas été informé de comportements irrévérencieux, d’infractions disciplinaires et de comportements criminels commis par des élèves d’origine asiatique à l’encontre de leurs professeurs.

Imagine-t-on en Russie ou en Chine un élève menacer son professeur avec une arme, factice ou non, pour lui intimer l’ordre de l’inscrire sur une fiche de présence, entouré d’une bande de Bandar-Log en train de filmer la scène et de la diffuser sur VKontakte ou Baidu ?

La réaction politique du tandem Macron-Blanquer est intéressante.car elle traduit une perte du sens des réalités : ils ne savent plus quoi faire alors que la solution est devant eux


Le ministre de l’Education a d’autant plus fermement réagi à la vidéo de Créteil que le climat s’est fortement dégradé dans le corps enseignant.

Pour un peu, ce serait lui le vrai ministre de l’Intérieur. Jean-Michel Blanquer, qui réagit au braquage d’une enseignante par son élève avant même Christophe Castaner, son collègue de Beauvau. Jean-Michel Blanquer, d’autant plus prompt à brandir la règle de fer, qu’il sait le corps enseignant en proie au malaise. Sanction, déplacement sur le terrain, réflexion sur la « responsabilisation des parents », vite réagir pour vite se poser en « ministre des professeurs » (dans « Le Parisien »). Car la vague monte.

De manière visible avec #pasdevague justement, ce hashtag ironique - et terrible -, né dans la foulée de la vidéo de Créteil. Le ministre réagit-il à l’incident parce qu’il a été filmé et a fait fureur sur les réseaux sociaux ? Des centaines de professeurs dénoncent en tout cas sur Twitter l’omerta qu’ils subissent face aux violences du quotidien. On encaisse, on ne sanctionne pas, on en parle encore moins : ni leur hiérarchie, ni l’institution ne le permettent, témoignent-ils.

« Pas le pas de vague »

C’est la première fois qu’une vague atteint directement le ministre modèle. « Ma philosophie n’est pas le pas de vague », tente-t-il de déminer. Jusqu’à présent, sa façon bien à lui de multiplier les chantiers et de prendre l’opinion à témoin sans passer par la case syndicats l’ont protégé. Mais au fil des mois, les sujets d’inquiétude se sont accumulés. Le fameux « malaise enseignant » s’est réinstallé.

Lorsque Jean-Paul Delevoye présente sur RTL, début octobre, les premiers arbitrages sur la réforme des retraites, les échanges sont particulièrement vifs avec les auditeurs enseignants. Ils viennent de comprendre qu’ils risquent d’en être les perdants. Leur pension sera désormais calculée sur l’ensemble de leur carrière et non plus seulement les six derniers mois, et à l’inverse d’autres fonctionnaires, ils ne bénéficient pas des primes de certains corps susceptibles d’être réintégrées dans leurs salaires.

Si l’on additionne l’inquiétude sur les retraites, la baisse des effectifs - centrée sur le secondaire -, la réforme du lycée avec la réécriture des programmes et un pouvoir d’achat à peine dopé par les heures supplémentaires, on obtient cette équation traditionnellement synonyme de tension sociale. A moins que ne se tienne au sommet un ministre qui sache désamorcer la crise, au-delà de la com dictée par une vidéo virale.

Cécile Cornudet
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