Commentaire de velosolex
sur Une petite vermine


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

velosolex velosolex 23 octobre 2018 10:17

@Cadoudal
C’est quand même étonnant que vous vous en preniez aux mots, en disant « beaucoup de mots pour rien »...On peut ne pas être d’accord, mais le langage, la raison, la rhétorique, c’est justement notre différence avec eux, les barbares, ceux qui veulent se contenter de violence, qui n’ont que deux neurones, des couilles, et l’usage de la force et de la bêtise catalysés, en groupe de préférence. Le principe du fascisme. 

Je tire des rallonges, je parle, car j’aime ça, écrire, penser, tirer des bords. Tant qu’on le fait, la raison et le calme l’emportent sur la folie et l’agressivité. Il n’y a pas que de la folie à l’école...Un collège a installé un quart d’heure de lecture obligatoire ; Les enfants sont maintenant plus calme, les passages à l’acte moins nombreux. De vrais livres, contre des pistolets et des smarphones.....Un quart d’heure de lecture obligatoire pour tout le monde chaque jour ...
La violence et la folie, je me la suis coltiné toute ma vie, aux urgences, en psychiatrie, et je suis tout, sauf un naïf ou un bleu à ce niveau. Les mots, la recherche de sens, m’ont précisément très souvent protégés contre les maux, et les décisions à l’emporte pièce. 
Le cynisme de nos dirigeants qui renvoient le citoyen se faire pendre, sur fond de libéralisme, et la disparition des services sociaux, un rempart, un sens républicain, est l’autre front de la sauvagerie. Les deux se catalysent. Alors oui il ne faut pas avoir de mansuétude ridicule à des individus qu’on laisse en liberté, mais il ne faut pas être dupe du système qui les fabrique....le mot de liberté a été galvaudé...Là où hier il se mariait avec les notions de responsabilité et de groupe,à travers la devise républicaine, il n’est plus devenu qu’une coquille vide, voir un contresens. 
Ainsi en psychiatrie on laisse maintenant sur le trottoir sous ce prétexte frauduleux, des individus en proie à leur souffrance, à leur distorsions. Le principe de sécurité dont on nous rabâche le 80 est à géométrie variable. On ne l’évoque pas pour stopper les poisons agricoles. Le retour à la cour des miracles dans les grandes villes, dans les marges, sur fond de messages débiles, de pornographie et de recettes de harcèlement apparaissant sur les smartphones, a catalysé la folie, l’envie, et donc la prédation. Sans réseau, sans écho, pas de passage à l’acte de ce « débile »....Il n’y a donc pas que la proximité avec les pesticides qui nous condamne, mais nous sommes tout autant victimes de la contamination des autres....Après on peut chercher un bouc émissaire, comme dans « les animaux malades de la peste ».. Le 17 siècle, de monsieur de La Fontaine, est très intéressant à étudier. La guerre de 30 ans ravagea alors l’Europe, en particulier l’Allemagne, dont elle lamina les populations civiles. Un pays parcouru par des mercenaires ivres de sang, d’argent, se payant sur le pays, ayant abandonné toute moralité. On mit très longtemps à s’en remettre, et peut être que l’Allemagne nazie fut bien l’enfant monstrueux de ces haines. 

Voir ce commentaire dans son contexte