Commentaire de velosolex
sur Une petite vermine


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velosolex velosolex 23 octobre 2018 12:33

@Christian Labrune
Salviano qui était dernièrement invité à la « grande librairie » a jeté un certain froid quand il a refusé de circonscrire l’incendie à Naples et à la camora, disant à peu près que la région parisienne, ou Marseillaise avait le même potentiel de criminalité. Il est plus facile de regarder le crime ailleurs. C’est s’absoudre ainsi de tout problème, et de jouer aux bels esprits quand on habite les beaux quartiers, avec cameras et système de sécurité. 

-Le déni du problème est la meilleure assurance de l’aggravation de l’état d’un patient ou d’un état, ou même d’une civilisation. Ce qui a été à un moment une solution, l’ouverture des frontières avec la croyance naïve aux vertus du « village people », ressemblant à un album de « Martine à l’exposition universelle » nous revient en pleine gueule. 
-Nos valeurs sont relatives, non universelles, contrairement à l’attrait des grandes marques, qui ont pris la place dans la tête de beaucoup d’ados, aux slogans politiques mobilisateurs. Il ne suffit pas de faire un catalogue des droits de l’homme pour mettre au garde à vous la planète, quant on ouvre le poulailler pour y laisser circuler le renard, sous prétexte du droit des déplacements des individus.
-La violence en milieu scolaire est effectivement sidérante dans certains quartiers. Mais c’est la même qu’on voit à l’hôpital, ou que rencontre le samu, les pompiers, des gens travaillant normalement dans l’aide. ...Dans ces milieux, l’écho rencontré par des affaires similaires est totalement étouffé, contrairement au milieu de l’éducation nationale, où des artifices de tabous rendent encore compte des passages à l’acte liés à la violence , mais sans s’interroger souvent sur l’origine de celle ci.
 -La fabrique des monstres sur fond d’inculture crasse, est centrifugée par l’économie, laissant sur le carreau des gens qu’il devient impossible d’intégrer, le travail et ses codes ne faisant plus son office.
- D’autre part les médias, pas tous, portent eux aussi une part écrasante de la responsabilité de la violence, voir sa potentialisation. Cela commence quand on suit les dérives gouvernementales, et qu’on appelle « incivilité » un passage à tabac. 
Elle se poursuit quand on transforme en tête de gondole deux rappeurs se bastonnant dans un aéroport. Les smartphones sont devenus eux aussi un outil de crime,et des armes par destination. 
Faire donc « le buzz » comme on dit...Tweets ravageurs et débiles en disant plus sur ceux qui les émettent qu’à ceux à qui ils sont destinés. 
Ne parlons pas d’une civilisation incapable maintenant de définir des codes, des représentations, des modèles d’identifications, bousculant même les plus anciens, qu’on pensait inamovible, et renvoyés à des individus absolument pas structurés à minima. 
Tout s’accorde pour l’augmentation abyssale de la catastrophe. L’inondation n’est pas seulement climatique. 

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