Commentaire de Étirév
sur Michel Onfray, le Romain...
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L’auteur écrit : « Les vertus romaines sont nombreuses aux yeux du philosophe : le courage, le sens de l’honneur, celui de la dignité, le refus des excès, de la débauche... ces vertus sont celles de la République romaine. »
Voyons cela...
Il existe deux courants dans l’opinion des intellectuels : l’un qui prétend que la civilisation est venue des Latins ; l’autre qui affirme qu’elle est venue des Celtes.
Les Latins appuient leur opinion sur le droit romain qui a instauré la puissance paternelle, et proclamé la déchéance de la Femme, et sur la littérature latine qui a sanctionné cet état de choses.
Les Celtiques appuient la leur sur le droit naturel, le règne de la raison représenté dans sa plus haute manifestation par la Femme, la Déesse-Mère, qui régnait dans les Républiques Celtiques.
Contrairement à ce que croient les Latins, la primitive civilisation prit naissance dans le pays qui fut le berceau des Celtes, et qui est compris entre la Manche et le Rhin.
La race celtique a affirmé la supériorité de sa nature par son empire sur le monde entier où elle a porté la civilisation dont elle possède en elle les éléments, c’est-à-dire la supériorité de l’esprit, la bonté et l’audace. Il existe en elle un principe de vie, une action secrète et puissante qui l’anime en tous ses mouvements et lui donne un empire qui n’appartient qu’à elle.
Ce sont ces caractères qui lui ont donné une si grande puissance de développement. Elle n’a pas reçu la civilisation comme les Grecs et les Romains, elle l’a créée.
La race celtique fut vaincue par les Romains, qui semèrent partout le désordre et l’impuissance. Leur séjour dans la Gaule fut une éclipse dans la vieille civilisation ; il laissa comme trace de son passage les luttes féodales, basées sur l’ambition et le despotisme de l’homme qui ne reconnaît plus aucune loi morale, puis les dissensions autour du principe de la monarchie dynastique, imitation de l’empire romain, qui firent régner pendant quinze siècles la barbarie latine sur le sol où s’étaient développées jadis, dans le calme et la sécurité, les Républiques Celtiques.
Sur quoi prétend-on appuyer la culture latine ?
Sur la philosophie grecque qui avait renversé l’Ecole Pythagoricienne, dernier foyer de haute culture scientifique, auquel on substitua une série de sophismes qui aboutirent aux erreurs modernes.
Les Romains, héritiers et continuateurs des Grecs, allèrent plus loin encore, et de tout ce fatras incohérent firent le dogme surnaturel et superstitieux qui a envahi le monde.
Les principes de l’empire romain furent le despotisme de la puissance impériale, appuyé sur la force et sur le code romain qui donne à l’homme le droit de vie et de mort sur l’esclave, sur la femme et sur l’enfant.
Ce sont ces principes-là que l’impérialisme laïc ou religieux représente aujourd’hui ; c’est lui qui continue Rome, ce n’est pas la France républicaine qui est restée celtique au fond. Il ne lui manque plus que de rendre à la Femme la place que ses aïeux lui donnaient pour être revenue à la civilisation des anciens Celtes.
Si nous jetons les yeux autour de nous, nous voyons que, actuellement, les révolutionnaires de la pensée qui veulent plus de vérité et plus de justice sont presque toujours ceux qui n’ont pas fait leurs humanités, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas reçu l’empreinte fatale de la culture latine qui atrophie l’esprit et développe l’orgueil de l’homme ; ceux-là sont les continuateurs des Celtes-Gaulois, ils cherchent en avant un progrès qui n’est qu’un retour vers la civilisation détruite par les Romains.
Pendant que les Latins brûlaient les Livres sibyllins, les Druidesses qui enseignaient dans leurs collèges formaient l’âme gauloise.
[...]
Ce qu’on enseigne à la jeunesse dans les écoles est pris dans l’histoire romaine de Tite-Live, qui était caractérisée par un masculinisme intense et un surnaturel extravagant.
C’est par Tite-Live, historien latin, né à Padoue 59 ans avant notre, ère, mort 17 ans après, que nous savons quelque chose sur les commencements de Rome. Son histoire romaine, dont il reste à peine le quart, comprenait 140 livres ; il en reste 35, dont le dernier, qui est le 45ème, finit à l’an 585 de Rome.
Voyons maintenant les réalités cachées que la tradition occulte nous apprend :
A vingt kilomètres de la mer, existaient des prairies entrecoupées de marais qui rendaient ce lieu insaluble et inhabitable. Cet endroit était entouré de collines, ce qui fait qu’on pouvait s’y enfermer et s’y fortifier. Sur une de ces collines, le Palatin, une petite troupe d’hommes échappés de la vie régulière vint s’établir. Elle était séparée du pays des Etrusques par le Tibre.
La future Rome fut d’abord une espèce de fort bâti sur le bord du fleuve. Le premier nom qu’on lui donna fut « Valentia » (rendez-vous de la Force). Par la suite, ces révoltés des tribus matriarcales cachèrent son nom dont on leur faisait honte et en firent un nom secret. Puis ils en prirent un autre, Amor, qui indiquait que ce que voulaient ces jeunes libertins, c’était la libre pratique de l’amour.
C’est de ce nom, après les Tarquins, que ce lieu fut appelé Roma, qui est le mot amor lu à l’envers. On fit de cette origine un mystère, on retourna le nom parce qu’on en avait honte, comme du nom de Valentia que les Etrusques avaient continué à lui donner (Les Etrusques sont ceux qui, en Italie, gardèrent le plus longtemps le régime maternel. Jusqu’à l’ère actuelle, les Etrusques portaient le nom de leur mère.).
Les masculinistes expliqueront l’étymologie du mot Roma en le rattachant à un mot grec qui signifie liberté.
Ce fut le commencement en Italie du régime masculin opposé au régime féminin.
On raconte que dans l’enceinte de la ville nouvelle on creusa un grand trou et que chacun y jeta une poignée de terre apportée de son pays. C’étaient donc des hommes venus de différentes régions qui se réunissaient là.
Ceci se passait de 753 à 746, date attribuée, à la naissance légendaire de Romulus, ce qui n’est pas très ancien dans l’histoire.
La nouvelle ville fut un refuge pour les échappés de la vie régulière, les révoltés qui avaient secoué le joug de la vie matriarcale, les « enfants prodigues ». Ils formaient des bandes et on les appelait les bandits de la Montagne.
Mais il n’y avait pas de femmes parmi eux et ils en désiraient. C’est ce qui motiva l’idée que l’amour à Rome s’inaugura par l’enlèvement des Sabines.
[...]
Le temps est venu de rétablir la vérité historique, de rendre justice à la nation celtique, et de démasquer les grands dénigreurs qui n’étaient que des inférieurs et des envieux. Le cycle du mal ouvert par eux doit se fermer maintenant, et, en ouvrant un nouveau cycle, celui du Bien, notre devoir est de porter sur ceux qui ont avili les races un jugement sévère : Les milices romaines ont été des hordes dévastatrices, Le droit romain, un code infâme, Les mœurs romaines, de la boue et du sang, La littérature latine, l’expression de l’erreur et du mensonge.
Celtes et latins
