Commentaire de Christian Labrune
sur Les colères algériennes
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Les colères algériennes
Ce titre que je ne vois qu’après avoir lu l’article et avoir expédié un premier commentaire, est un peu désespérant : la colère ne mène à rien. Les enfants trépignent, pleurent et s’agitent parce qu’on leur refuse ce qu’ils convoitent, mais cette colère ne mène à rien : ils n’ont pas le pouvoir de décider.
Aussi longtemps que les états de cette région n’en auront pas fini avec l’islam, il ne leur servira à rien de se mettre en colère : la seule alternative est entre les baffes de l’armée et celles, pires encore, de l’islam. Le plus dangereux des totalitarismes est encore celui qui s’insinue à l’intérieur des têtes, faisant de chaque individu sont propre ennemi : quand on reçoit un coup de matraque, ça vient de l’extérieur, et on peut dire : non, je ne veux pas ça. En revanche, quand on est dressé à la soumission et qu’on est soi-même devenu son propre bourreau, tel le musulman qui s’inflige « librement » (!) la torture du ramadan, c’est bien foutu.
