Commentaire de yvesduc
sur Mon expérience avec la hernie discale : comment j'ai vaincu les douleurs
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Merci pour votre article sur le « mal du siècle ».
La difficulté avec les hernies discales et autres discopathies, est qu’elles diffèrent d’un individu à l’autre. Le disque intervertébral abîmé peut laisser échapper son noyau vers le haut ou vers le bas, vers l’avant ou vers l’arrière, sur le côté, etc. Des débris de l’enveloppe fibreuse s’échappent également. Si ces débris arrivent dans la zone grise de la moelle épinière, le malade ne sent rien. Si en revanche ils touchent les nerfs, une douleur intense apparaît mais ressentie à un autre endroit du corps : à la jambe, par exemple. Le problème est que l’IRM a une résolution insuffisante pour visualiser précisément où sont les débris et que, d’autre part, la position du malade dans l’appareil est uniquement une position allongée et statique, qui bien sûr ne correspond pas à la vie réelle. La seule solution pour le malade est de travailler par essai-erreurs et d’identifier par lui-même les positions favorables et celles à éviter. Aucun médecin ni kiné n’est à vos côtés 24 heures sur 24 et ne peut vous les indiquer – car, oui, la position pendant votre sommeil est importante aussi !
Me concernant, la bonne pratique était de cambrer le dos et celle à éviter absolument était de me pencher en avant. Pour un collègue de travail, c’était l’inverse. Il a été opéré, avec succès. Me concernant, je m’en suis sorti tout seul, en cinq ans, grâce à un peu de sport et à une discipline quotidienne. Les globules blancs ont fini par digérer les débris.
Le rôle des ligaments inter-vertébraux, hélas rarement présents dans les dessins montrant les vertèbres et les disques, doit aussi être souligné. Dans mon cas, ils étaient la clé de la guérison. Concrètement, si les ligaments sont souples, ils laissent le disque abîmé déborder de son logement. Si au contraire ils sont rigides, le disque est mieux contenu. Bon, je ne dis pas que dans tous les cas les ligaments sont importants, mais me concernant, j’enchainais les crises jusqu’à ce que je comprenne ce truc. La difficulté étant qu’assouplir ou rigidifier le ligament demande un certain temps, d’où effet retard entre la bonne (ou mauvaise) position et la survenue de la douleur, typiquement le lendemain ou surlendemain. Le rhumato m’a confirmé que ce genre de décalage temporel touchait d’autres malades, mais ne m’en avait pas expliqué la raison.
La kiné a joué un rôle mais j’ai surtout profité des échanges avec le kiné. L’effet bénéfique de la séance en elle-même ne durait que quelques heures. J’ai arrêté assez vite.
Un manque de musculature du dos et de mauvaises pratiques (par exemple soulever une charge lourde en penchant son buste en avant) peuvent être à l’origine de ce « mal du siècle ». Prenez l’habitude de vous tenir droit SANS vous appuyer sur le dossier de votre siège, et vous protègerez votre dos.
J’avais quasiment le même âge que vous lorsque ma protrusion discale s’est déclenchée !
