Commentaire de Ilan Tavor aka Massada
sur Liban : Nasrallah analyse le mouvement populaire et explique son soutien au gouvernement
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Le Liban traverse une des pires crises économiques de ces 30 dernières années. Tous les indicateurs sont dans le rouge.
La dette publique atteint 150 % du PIB, un des ratios les plus élevés de la planète, le déficit des paiements courants 30 %, pire performance mondiale derrière le Mozambique, et le déficit public presque 10 %, selon le Fonds monétaire international. L’Etat libanais emprunte 1 dollar chaque fois qu’il en dépense 2, pour des services publics pitoyables.
Tous les groupes confessionnels et dans toutes les régions, de Tripoli au nord à Tyr et Nabatieh au sud, en passant par Beyrouth et Saida manifestent contre la corruption. Ce qui les a rapprochés, c’est une crise économique persistante qui a touché des personnes de toutes les confessions et de toutes les régions. Comme l’a dit un manifestant : la faim n’a pas de religion.
