Commentaire de Robert G
sur Réforme des retraites Macron : le scandale de la réversion Delevoye
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@Fanny
Dommage que vous n’ayez pas tout lu avant de réagir, mais d’un autre côté vous me donnez l’occasion de faire une explication de texte. Donc merci.
Si vous lisez bien vous verrez que j’ai pris la précaution de préciser que je me plaçais dans l’optique où toute la carrière a été menée dans le prochain système (s’il voit le jour). Sinon, le 2ème graphique n’est pas valable..
Comme il a été promis que les droits acquis dans le système actuel seraient conservés à 100%, je pense que pour la phase transitoire il serait logique d’appliquer les règles de réversion actuelles sur les parties de carrière accomplies dans le système actuel, et les prochaines règles sur les parties de carrière accomplies dans le prochain système. Sinon le principe de non rétroactivité de la loi ne serait pas respecté (cf. article 2 du code civil). Un système de sécurité sociale n’est pas forcé de respecter le code civil mais moralement, on est en droit de s’y attendre.
Donc, si l’on suivait ma proposition, le plafonnement ne s’appliquerait en totalité que pour les personnes devenant veuves ayant commencé à travailler en 2025, on va dire 50 ans plus tard en moyenne c’est à dire vers 2075. Pour les autres le plafonnement serait partiel mais cela aurait le mérite d’être inscrit dans la loi et cela me semble être de toute première importance car il s’agit d’inscrire dans la loi un principe d’équité. Votre exemple tombe à plat.
Il me semble qu’en 2075, le cas que vous citez de la personne n’ayant jamais travaillé se retrouvant avec une pension « misérable » de 2800 Euros au lieu de 3850 Euros sera le résultat d’un choix mûrement réfléchi de la part des intéressés puisqu’on les aura prévenus 50 ans avant.
De plus, j’ose espérer qu’en 2075 le cas de la femme restée toute sa vie au foyer par contrainte n’existera plus sauf peut-être dans les familles de la haute bourgeoisie, auquel cas un système de réversion par capitalisation fera l’affaire.
Vous me parlez d’EPHAD mais vous vous trompez de débat. La prise en charge de la dépendance n’est pas du ressort d’un système de retraites. Si vous y incluez cet aspect, alors que dire du cas où le survivant ayant 1500 Euros, dont l’époux avait 1000 Euros et à qui Monsieur Delevoye compte réduire de 50% le montant de l’avantage de réversion ? Encore une fois, lisez le graphique, je vous assure que ça vaut le coup.
Et puis parfois ce n’est pas 1 mais les 2 conjoints qui se retrouvent en EHPAD. Savez-vous que dans les EHPAD on trouve aussi Pacsés, des concubins, des célibataires ?
Il faut s’entendre sur ce qu’est la retraite. Soit la retraite c’est le reflet de la carrière en y incluant des filets de sécurité pour ceux qui ont pâti d’accident de la vie et pour ceux dont la pension est manifestement insuffisante pour vivre dignement, soit c’est autre chose mais alors il faut le dire d’une façon intelligible et non pas en empilant des mesures puisées dans le bazar chinois des lobbyistes.
On ne doit pas dédouaner les pouvoirs publics de leur devoir de prise en charge de cet aspect de la solidarité nationale. Les EHPAD sont trop chers. Avec le vieillissement de la population, la dépendance est une bombe à retardement que les pouvoirs publics doivent dès à présent prendre en charge comme une cause nationale.
Demander au système de retraites de prendre en charge cette question alors que la part du PIB allouée aux retraites restera constante mais que le nombre de retraités va continuer d’augmenter, c’est de l’inconscience.
« Je n’aimerais pas les veuves », je trouve cela provocateur. Je pourrais vous répondre que vous n’aimez pas les célibataires et que vous n’aimez pas les Pacsés et les concubins qui perdent leur compagne/compagnon.
