Commentaire de Séraphin Lampion
sur Benoît 16, cardinal Sarah VS pape François ?
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Quel cinéma !
Ce n’est qu’au onzième siècle que Grégoire VII a imposé de choisir le clergé parmi les célibataires, pour éviter que les prêtres mariés aient l’idée de s’enrichir pour transmettre un héritage à leurs enfants, et donc pour préserver le patrimoine de l’église.
Par contre, chez les protestants, Luther et consorts ont souligné la valeur du mariage des clercs sur le plan théologique comme sur le plan moral, étant donné les constats d’inconduite de certains ecclésiastiques, déjà...
C’est seulement depuis Chateaubriand et le « Génie du christianisme » que le prêtre est supposé « se conformer au Christ et l’offrande exclusive de lui-même pour le Règne de Dieu », et que la virginité du modèle constitue la référence de la tradition de l’église latine sur cette question : les prêtres catholiques de rite romain font promesse de célibat et d’obéissance à leur évêque, et les moines font vœu d’obéissance, de pauvreté et de chasteté (donc, le célibat n’inclut pas forcément la chasteté ? ).
Exception : dans les églises orientales rattachées à Rome (qui sont donc elles aussi « Catholiques Romaines »), les usages suivent la tradition de ces églises proches des Églises Orthodoxes : il arrive que des évêques Catholiques Romains ordonnent des prêtres mariés Catholiques Arméniens. L’Église Catholique Romaine de rite Latin peut même accueillir individuellement dans ses rangs des prêtres déjà mariés provenant d’autres Églises, comme cela s’est déjà produit pour des prêtres originaires de l’Église Anglicane au Royaume-Uni.
Ce qui se joue en ce moment, ce n’est pas cette question, mais celle de la position en recul de l’église catholique en Amérique Latine et en Afrique face aux évangélistes financés par l’empire et les moyens d’y remédier.
