Commentaire de Pierre Régnier
sur Benjamin Griveaux - Le terrain de la morale
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Il y a quelques années, lors d’une célèbre émission littéraire de la télévision, seule une journaliste canadienne osa exprimer son indignation quand un écrivain présent se vantait de mettre sa pédophilie en littérature.
Je n’ai pas souvenir que, par la suite, on lui ait reproché de vouloir que la morale ait sa place dans la littérature. On l’a seulement bassement traitée de « cul serré », de « mal baisée » et d’autres qualificatifs du même genre.
Mais on a progressé en valeurs civilisationnelles et, aujourd’hui, les politiciens et les journalistes aux pouvoirs donnent des leçons de démocratie en faisant explicitement de la morale quelque chose de négatif, quelque chose qu’il faut combattre. C’est désormais scandaleux de vouloir qu’il y ait de la morale en politique.
Mais on peut encore progresser. Nul doute qu’on verra bientôt des candidats à la représentation du peuple dans les instances politiques mettre explicitement l’immoralisme dans les programmes qu’ils s’engageront à réaliser s’ils sont élus.
