Commentaire de velosolex
sur « Le style Matzneff ? Une éternelle répétition » : démontage d'une analyse de Cécile Dutheil de la Rochère dans « Libération »
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@JL
50 nuances de Matzneff, non merci. Je relis dernièrement tous les bouquins de Leo Perutz. Il en n’a pas écrit autant, peut être dix, mais pas grand chose à jeter.
Relire un livre est un grand plaisir, parfois une déception. On revoit les paysages d’hier, les éléments qui nous ont passionné, comparativement à des nouveaux, plus profonds peut être, que nous n’avions pas vus, que nous ne pouvions voir.
Lisez « le cavalier suédois » ou « Le judas de léonard », qui s’attache précisément à Vinci, et au modèle qu’il dut trouver, afin de peindre la vilénie et la trahison.
De belles mécaniques d’horlogerie construites par ce mathématicien et théoricien des probabilités, s’étant mis à la littérature.
Il y parle du bien du mal, de la destinée, de l’histoire, et de la force du destin, avec un talent de conteur assuré.
Un adolescent ( e) peut les lire, sans se faire abuser.
La possession du lecteur est un art qui n’est pas donné à tout le monde.
Et aucun n’a encore porté plainte pour voie de fait, pour ce genre de fascination, qui est l’apanage des grands auteurs.
