Commentaire de Loatse
sur Le mois des tempêtes...
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J’aime le mistral, même lorsqu’il se déchaîne, vidant les marchés de ses stands, laissant aux intrépides, les mains gelées, quelques points chauds (rotisseur, vendeur de cade — sorte de crèpe faite de farine de pois chiche -) pour s’y réchauffer avant que de finir de remplir son panier de produits locaux, bien moins chers cela dit qu’au supermarché.
Au début tout le monde tousse, l’air est chargé de pollen... puis les quelques nuages résiduels s’enfuient ainsi que la pollution, les miasmes de la vallée, laissant la place à un ciel d’un bleu turquoise pur ; un ciel de provence...
Pour faire bonne mesure celui-ci disperse aux beaux jours les essences volatiles de thym, de romarin, de sariette , de sauge qui remplacent celles des citrons qui abondent en cette saison sur les étals..
Les haleines pour peu que les températures s’y prêtent sentent l’ail, l’oignon, quand ce n’est pas la lavande du miel d’ici qui parfument les infusions et gardent au provençal bon pied bon oeil (en gambe on dit ici), enfin celui qui n’a pas cédé aux mirages de la bouffe industriellle...
Le sud ; une terre bénie......
