SDHI pour « inhibiteurs de la succinate déshydrogénase ». Cette nouvelle famille comprend onze substances qui agissent sur les champignons – nocifs pour l’agriculture – en bloquant une enzyme impliquée dans la respiration cellulaire : la succinate déshydrogénase. Cet élément clé de la chaîne respiratoire est quasiment identique « de la levure à l’homme, en passant par le ver de terre », détaille Pierre Rustin, directeur de recherches à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Les SDHI, fongicides controversés, sont massivement épandus sur les cultures depuis les années 2000. Dans une tribune publiée dans « Le Monde » 21 janvier 2020, 450 scientifiques demandent de ne plus utiliser, au nom du principe de précaution, ces molécules qui bloquent la respiration cellulaire.
Outre les dégâts considérables des pesticides sur la biodiversité, ces données laissent prévoir le risque additionnel chez l’homme d’une catastrophe sanitaire liée à leur usage.
etc. etc.