Commentaire de Séraphin Lampion
sur Le vert à moitié plein
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@Pierre Régnier
Il parle même de « souveraineté nationale et européenne », ce qui en soi est
constitue une relation « asémantique », de la classe des antilogies, ou paradoxismes, une antithèse poussée jusqu’à l’absurde (alors que l’oxymore désigne deux termes opposés réunis grammaticalement et sémantiquement qui aboutit à une image, comme « l’obscure clarté » de Corneille). La souveraineté nationale est incompatible avec une soumission à une commission pratiquant une règle de subsidiarité, tout comme la souveraineté d’un ensemble implique une domination sur les parties de cet ensemble (on ne peut pas être à la fois vassal et suzerain).
Dans la bouche d’un chef de gouvernement (l’état étant devenu une chimère improbable), il ne s’agit pas d’une figure de style, mais d’un tout de passe passe manipulatoire destiné à embrouiller l’auditoire.
