Commentaire de Hervé Hum
sur Macron 2017 : la révolution, la modernité, la probité, la moralisation ! Début 2020, confirmation ?
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bon, j’ai pas tout lu, disons le 1/3, mais déjà, être économiste de métier et ne pas comprendre que le système capitaliste implique un flux monétaire à sens unique en raison du profit est du pur déni de la réalité. Le niveau d’imposition ne faisant que déterminer la vitesse d’enrichissement, très lente avant Thatcher et Reagan. De plus, parler de forte croissance au sortir d’une guerre est un très gros mensonge, puisque ladite croissance n’est qu’un rattrapage pour les pays durement touchés et par lequel les USA ont profité à plein régime.
De fait, plus l’impôt baisse, plus la croissance des riches augmente, tandis que celle des pauvres diminue, alors qu’après la seconde guerre et avec des lois limitant fortement le transfert de richesse via une forte taxation des profits et un tissu industriel en plein essor, une large classe moyenne avait pu émerger. IL faut un grand talent pour faire passer un poison qui vous tue petit à petit, pour un remède qui doit vous guérir en augmentant toujours plus la dose.Bref, en disant que si le remède vous fait mal, c’est parce que la dose n’est pas encore assez forte. En tout autre domaine, n’importe quel abrutit comprendrait que cela n’a pas de sens, sauf en économie.
Quand aux solution, elles existent, sauf qu’elles passent par l’abandon du système actuel, or, comme c’est un interdit dogmatique, il n’y alors pas de solution possible ! Comme le faisait remarquer Einstein, la folie, c’est toujours faire la même chose et s’attendre à un résultat différent. C’est le problème de la réalité, reposant sur la logique causale, les mêmes conditions produisent les mêmes effets et finalement, c’est le constat des économistes refusant de céder à la folie, que de devoir avouer l’impasse.
Pour finir, je trouve « cocasse », le fait que plus de libéralisme économique (donc des riches), passe toujours par plus de dictature sociale, des pauvres. Après, tant que la liberté des riches fera rêver les pauvres, la dictature sociale aura des beaux jours devant elle, car soutenu par les pauvres eux même, qui ne détestent pas les riches, mais seulement leur propre état.
