Commentaire de njama
sur Sanitaire ou sécuritaire ?
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Une course effrénée aux vaccins contre le SARS-CoV-2
Publié le 21/04/2020
… Attention à l’effet facilitateur
… « L’antigène majeur est la protéine S de la spicule, poursuit Frédéric
Tanguy, responsable du laboratoire d’innovation dédié aux vaccins à
l’Institut Pasteur. Elle est assemblée en trimère : trois tiges reliées
entre elles qui se terminent par 3 » fleurs « . Les stratégies
actuelles reposent sur la reconnaissance de l’extrémité florale,
spécifique du SARS-CoV-2. Une autre stratégie consiste à ne toucher que
la tige de la spicule. De tels anticorps pourraient cibler tous les
coronavirus, mais c’est une approche que l’on envisagera si la première
échoue. »
La cible est donc bien connue, mais Frédéric Tanguy recommande la prudence. « Il existe un risque d’immunopathogenèse, prévient-il. On a vu avec le premier vaccin contre la rougeole ou ceux plus récents contre le sida ou la dengue, qu’un anticorps qui ne recouvre pas complètement la tête de la protéine va faciliter l’infection au lieu de la prévenir. Le CEPI [Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies], dans son appel d’offres, a d’ailleurs demandé d’apporter la preuve que ce n’est pas le cas dans un modèle animal. » Les anticorps disposent en effet d’un domaine constant qui se lie au récepteur Fc gamma des macrophages.Si la protéine Spike est toujours en partie libre, alors l’anticorps va faciliter l’entrée virale dans les macrophage.
La question de l’immunité
