Commentaire de Fergus
sur Soutiens aux professeurs !
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Bonsoir, jakem
Sur la manière de s’habiller, je serais moins exigeant que vous. Tout est à mon avis lié à la personnalité de l’enseignant et au respect qu’il est capable d’imposer. à ses élèves.
Personnellement, j’ai connu un prof d’histoire dont le costard — toujours le même ! — était « indéfroissable » et la cravate tire-bouchonnée, le tout d’une propreté douteuse. Or, ce prof, un passionné, avait une étonnante capacité à capter l’auditoire tant il rendait cette matière vivante. Dès lors, on ne pensait plus à ses vêtements.
L’un des instituteurs de mon fils avait également un look décalé par rapport à ses collègues. Dans le genre baba-cool : large pantalon de flanelle et chemise flottante à liserés fleuris en coton. Il était adulé des enfants tant était grande sa gentillesse naturelle. Et il m’a beaucoup ému un soir où l’allais chercher mon gamin. Un 29 octobre. Il m’a dit simplement : « Le poète est mort » avec une infinie tristesse dans les yeux. Il parlait de Brassens.
Pour rester dans l’habillement, l’ai également eu, dans ma jeunesse, cette Brabançonne comme prof de maths :
« Mademoiselle Zwertvaegher avait un don réel pour dénicher les fringues les plus improbables. Dès qu’une horreur apparaissait sur le marché, c’était pour elle. Dès qu’un invendable surgissait des réserves d’un commerçant désabusé à l’occasion d’une braderie de la dernière chance, elle se jetait dessus avec l’appétit d’un insecte nécrophage pour un cadavre décomposé. Plus c’était démodé, plus c’était consternant, plus c’était hideux, plus ça l’emballait. Il fallait lui reconnaître ça : Léopoldine Zwertvaegher avait pour la laideur un goût très sûr ! » (cf. De l’influence des pets sur l’enseignement des mathématiques).
