Commentaire de Jean Keim
sur Crédulité et amnésie
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@alinea
L’amnésie n’est pas à rattacher à une date particulière, elle est un processus récurrent.
Les événements de la révolution n’ont provoqué aucune modification des consciences, tout au plus un ajustement, Napoléon a été acclamé, Hugo l’appelait le Grand lui qui n’aimait pas le 3ème le Petit, donc après des rois et encore un empereur ont suivi. La Commune n’a servi à rien, des esprits soi-disant éclairés comme George Sand l’ont condamnée, elle faisait trop de bruit et troublait la douce quiétude du romantisme, madame Sand invitait les petites gens à ses théâtralités.
Les républiques qui ont pris la relève servaient et servent encore des intérêts particuliers, le climat de l’actuelle ressemble à s’y méprendre à celle de l’avant révolution, un roi honni, des élites prévaricatrices, cupides au point d’en être stupides, une économie à la déroute, une dette nationale astronomique, des menaces de guerres, des voisins pas toujours sympas voire hostiles (en fait toujours les mêmes, à croire que c’est arrangé d’avance), et des gens qui espèrent toujours que tout peut redevenir comme avant, alors que finalement rien n’a changé, simplement nous sommes dans l’acmé de ce que notre civilisation peut produire de plus inique et abject.
Sans cette amnésie, que se passerait-il ?
