Commentaire de Jean Claude Massé
sur La contamination explose en Europe et la mortalité suit…
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Je voudrais vous dire que je prévois une forte augmentation du nombre de décès dans mon quartier.
J’ai 71 ans. J’habite un village de campagne, encore pas trop urbanisé, où je suis né. Je connais donc bien les gens. J’ai fait le décompte du nombre de personnes qui ont entre 84 ans et 98 ans et cela dans un rayon de 1 km autour de mon habitation. Elles/ils sont treize. Surtout des dames.
Il se trouve que nous ne sommes pas immortels malgré les progrès de la médecine, et qu’il serait bon de consulter quelquefois la pyramide des âges.
Je peux vous assurer qu’il va y avoir ici un pic de mortalité, et qu’après que la nature ait fait son oeuvre, elle va redescendre. C’est vrai, je ne m’appelle pas Véran, mais j’ose affirmer que ce ne sera pas l’effet du confinement.
Nous sommes habitués à raisonner sur le court terme, l’immédiateté est notre quotidien, au point d’imposer aujourd’hui des mesures qui étaient bannies il y a quelque mois. Nous avons tellement raisonné immédiateté que nous avons ajusté (réduit) les capacités de l’hôpital pour l’instant que nous vivions sans envisager la venu possible de l’évènement que nous traversons. Les aléas ne peuvent se penser qu’en explorant le passé dans le long terme et les prévoir c’est accepter de payer des assurances.
Je n’ose imaginer notre degrés d’impréparation pour faire face à un accident nucléaire. Car oui, l’existence des centrales nucléaires devrait nous persuader qu’un accident arrivera.
Mais nos responsables institutionnels préfèrent faire l’autruche, ce qui me fait dire que ce sont des responsables incompétents.
