Commentaire de velosolex
sur Le grand virage…vers…
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@Séraphin Lampion
L’homme n’est rien d’autre qu’un animal. Et l’exemple de tous les enfants loups, ou singes qu’on a trouvés, aux indes principalement ne montre qu’une chose, vérifiée tout autant par la plasticité des espèces animales en contact de l’homme ; Que tout est plasticité et adaptation. Et que l’arrachement à cette société d’apprentissage primaire le met en péril et le condamne, si la différence de culture et d’adaptation est trop marquée, dans la rencontre de sa nouvelle tribu.
Le seul enfant sauvage réel, qu’on pourrait théorisé, est celui vivant hors influence, c’est à dire sans contrainte culturelle, modèle, ou identification sociale. C’est à dire voué à une mort certaine.
On a dit beaucoup de conneries sur Rousseau, et ça continue. L’enfant tel que le voit Rousseau est un être sensible et pourvu d’émotion. Pas un petit diable à mater comme le concevait à l’époque les pédagogues. Rousseau a sans doute des vues simplistes parfois, mais son apport est considérable. Rousseau prône l’activité physique, fait l’apologie des apprentissages manuels, de l’observation dirigée vers la nature pour en comprendre les lois, des substrats dont s’empareront avec bonheur tous les écoles Montessori ou Freinet. Il a l’intuition aussi que tout commence très tôt, et fait remarquer de façon pertinente que l’emmaillotage des bébés, comme il est pratiqué alors est une aberration, les freinant dans leur capacité d’éveil.
Pour la pomme, on remarquera que ce fruit a vu son symbolisme tenant à la fois à la nature et au mensonge, est devenu un des aliments les plus traités qu’il soit. Rien de plus trompeur qu’une pomme rouge de belle apparence. Déjà, Blanche neige s’en est aperçue un peu trop tard. Il ne faut pas se fier aux apparences . Et il ne suffit pas de mettre non plus du vert sur ce qui est détestable pour dévaloriser la qualité de gens qui œuvrent pour la vie.
