Commentaire de Jean Keim
sur Homo ingredientus
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Pour penser nous devons nous référez à ce que nous savons, en conséquence si la pensée est un processus commun à tous les êtres humains (ce qui n’exclut pas d’autres espèces) d’hier, d’aujourd’hui et de demain, nous les hommes contemporains pensons beaucoup car nous avons la tête remplie de plein de choses, en était-il également le cas des (soi-disant) chasseurs-cueilleurs préhistoriques ?
Dans les savoirs qui occupent nos mémoires, il y en a d’ordre pratique – parmi toutes les empreintes qui parsèment les pistes animales ou parmi les enseignes qui ornent les devantures, comment distinguer la piste du cerf ou la boutique du boucher – et d’autres d’ordre spéculatif, les dieux, les grands ancêtres, la vie après la mort, etc., la liste est infinie ; les différentes pensées abstractives ont-elles toujours occupées les esprits des êtres humains d’antan ?
