Commentaire de PascalDemoriane
sur Le peuple peut-il prendre le pouvoir ?
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Curieux comme la dernière phrase de ce bref article contredit méthodiquement la première. L’auteur s’amuse j’espère...
Donc résumons
1. le peuple n’a pas
par définition la maîtrise organisationnelle et auto-productive de
lui-même,
2. s’il avait la maîtrise organisationnelle minimale
unitaire et unanime d’un boycott de consommation très ciblé,
maîtrise qu’il n’a pas par définition, il aurait peut-être le
moyen partiel d’un combat partiel.
Ok, on est content de savoir
que si ma tante en avait, des roues ou des roubignoles, elle
conduirait tonton ou l’autobus, voire les deux...
Conclusion bien
inspirée du professeur Lampion : donc le peuple n’est bien que
le mot d’une chose qui n’existe pas, ne se pense pas, par elle-même :
il est en soi une auto-aliénation collective à un ordre tiers qui
le prive d’autonomie relative pour agir. Bien.
Plutôt qu’un syllogisme politologique hasardeux, l’auteur puisqu’il est chimiste aurait pu nous faire une « chimie amusante » et édifiante, allégorique comme suit :
"Si les atomes de la table de Mendeleiev boycottaient
selectivement leur emploi en biochimie macromoléculaire, ils
pourraient agir sur les orientations cellulaires de l’ordre du
vivant : par exemple faire la grève sélective de leur
ionisation avant celle, plus radicale, la grêve générale des
valences clefs du carbone.
Or, aurait-il dit, comme les atomes
n’intègrent pas en chacun la structure globale de la classification
périodique des éléments, ils ne feraient pas une entité globale
en soi, par soi, pour soi (Hegel) et n’interagiraient donc que qu’à leurs échelles
fragmentaires spécifiques. Çà marcherait pas !"
Ce qui est
d’ailleurs discutable du point de vue cosmologique fondamental !
La portée métaphorique, allégorique de cette politico-chimie dialectique fantaisiste aurait été peut-être plus créative et stimulante sur les notions d’auto-organisation potentielle d’une entité complexe. Voire. C’est une suggestion amicale et gourmande à l’auteur.
