Commentaire de Pierrot
sur Qui a dit : « Nous affirmons que la France ne peut plus être un pays d'immigration »
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@La Voix De Ton Maître
Vous avez raison sur le constat qu’une part notable des emplois, notamment manuels, sont occupés par des personnes qui parlent avec un « fort accent », qu’il s’agisse d’étrangers, de bourlingueurs binationaux ou de Français fraîchement naturalisés.
Néanmoins, j’ai dans ma famille des parents « gaulois » qui travaillent en EHPAD et qui, entre autre choses, y changent les couches de nos anciens pour un salaire fort acceptable (mais aussi des conditions de travail exécrables). Cet état de fait n’a donc rien d’impossible.
J’ai par ailleurs un autre parent, ancien petit entrepreneur, qui est sans activité depuis qu’il n’arrive plus à aligner ses prix sur ceux de ses concurrents qui emploient des travailleurs provenant de l’Europe de l’Est et d’Afrique, et également des voisins qui auraient bien besoin des services de ces derniers mais qui n’ont plus les moyens de se les offrir faute de pouvoir retrouver un travail stable et suffisamment rémunéré.
La bonne question n’est pas de demander si l’on souhaite offrir à des locaux un salaire correct au regard de la cherté de la vie et des normes sociales qui ont cours dans notre pays, mais plutôt si l’on souhaite réduire le coût économique et social de l’exploitation d’une main-d’œuvre provenant de l’étranger. Car si la concurrence faussée qu’elle impose semble profiter aux employeurs et à leur clients, nous devons en retour en payer collectivement les conséquences, notamment au travers du chômage et du sous-emploi (qui concernent près d’un tiers des actifs).
En d’autres termes, pour simplifier (et quelque peu caricaturer, je l’admets), la vraie question est de savoir si l’on préfère payer un étranger 20% moins cher ET les allocations du chômeur dont il aura pris le travail, ou bien juste payer un salaire décent à ce dernier afin qu’il participe pleinement à l’activité économique du pays en travaillant et en consommant.
Et encore, ce point de vue n’est qu’en rapport avec « la thune ». On pourrait aussi parler des conséquences culturelles, politiques ou religieuses d’une immigration largement non intégrée et souvent communautariste.
