Commentaire de Arnould Accya
sur NO PASSARAN
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En Pandémie, c’est la Chine désormais qui domine. Non plus seulement économiquement, mais aussi moralement, culturellement et politiquement. Comme tout continent, la Pandémie a une langue qui se décline en idiomes nationaux. Mais ceux-ci traduisent des dispositifs inventés par la Chine : ‘confinement’, ‘déconfinement’, ‘reconfinement’, ‘traçage’, ‘cas contacts’. C’est une esthétique nouvelle qui de dessine, un monde cybersécurisé où chaque individu est suspect (d’être malade), fiché, tracé, code-barrisé. Puissance balistique de la peur (de soi, de l’autre, de vivre, de mourir) à l’ère du big data, géré par un algorithme psychotique qui rêve d’une humanité productive et épouvant.
Mouais.
Sans vouloir défendre le système chinois qui a lavé le cerveau de son peuple, et qui est impossible dans nos sociétés occidentales sans révoltes massives et probablement définitives, il a le mérite, dans cette partie du monde, d’avoir sorti 500 millions d’individus de la pauvreté et d’avoir redonné sa place de puissance mondiale à un chine humiliée pendant 150 ans.
Par conséquent, ce système idéologique impensable pour nous autres,issus de la vieille civilisation occidentale, s’est révélé bon pour le peuple chinois dont la suprématie future est désormais actée.
Qui sait si, au gré de son évolution, les composantes de la société chinoise ne vont pas imposer une libéralisation progressive, ayant atteint les objectifs fixés ?
Nous sommes les peuples en déclin, avec une dynamique inverse.
Ce que fustige Barbara Stiegler en Chine, nous le vivions, dans une moindre mesure, sous une forme hypocrite. Les bases de données des facebook, whatsapp et instagram chinois appartiennent à l’état chinois. C’est clair et le peuple le sait. Il fait avec, en toute connaissance de cause. Les BDDs des véritables facebook, whatsapp et instagram sont en accès direct à toutes les agences du renseignement US ,étant donné que facebook a été financé par les officines US dès le départ. Cela se sait moins, est indirect mais le résultat est similaire. C’est la même chose à tous niveaux.
La surveillance est hypocrite dans nos sociétés, mais réelle. Elle était, cependant, d’une portée inférieure incontestable. Il leur fallait, à nos Zélites, mettre fin à cet écart nuisible à leur vision du monde.
L’opportunité coronavirus aura sonné le glas de notre (relative) liberté.
